Portraits de marins
Le travail et la vie à bord d'un navire nécessitent plusieurs métiers et fonctions.
Des marins de la Scapêche racontent leur passion pour la mer et leur quotidien, découvrez-les !


Jimmy Le Bouille - 26 ans
Matelot à bord du Mariette Le Roch II

 
Travailler dans une équipe soudée, c’est fondamental !

  Je viens d’une région où tout le monde vient du milieu marin : la famille, les amis... on fait tous ce métier. C’est dans nos gènes. Et puis, une fois à bord, on retrouve cette même famille.
J’ai fait un CAP-BEP Ponts au lycée maritime et je compte continuer à me former pour passer le brevet de Lieutenant.
Bien sûr, il faut un bon mental et un physique résistant, mais on peut compter sur l’esprit de camaraderie car on s’entre-aide pendant les sorties en mer. Les équipes travaillent 24 heures sur 24 en roulement, alors tout dépend si on est de nuit ou de jour.

L’ambiance est bonne et travailler dans une équipe soudée, c’est fondamental. C’est une expérience humaine forte !




Glenn Variel - 30 ans
Mécanicien à bord du Tximistarri II


Il faut avoir de bonnes notions de mécanique, être bricoleur et inventif !

  Je suis né au bord de la mer, alors c’était logique pour moi de travailler en mer. Etant d’une famille de marin, j’ai fait un stage sur un bateau avec mon oncle et ça m’a plu très vite !
Avant de partir, j’ai obtenu un BEP d’électro-technicien, ensuite j'ai suivi une formation initiale pour pouvoir naviguer.

Comme je travaille sur un bateau spécialisé dans la capture de la sardine, nous partons tous les jours, du dimanche au vendredi, de 16h30 à 9h, le lendemain. Il faut s’habituer à ce rythme. Si l’on ne voit pas beaucoup sa famille en semaine, on rentre tous les jours à la maison et on est présent le week-end.

Mon travail de mécanicien consiste à la mise en route du bateau, à l’entretien du moteur en mer, à son dépannage si besoin. Bien-sûr, on ne va pas démonter le moteur en pleine mer, on n’est pas outillé pour cela. Mais il faut avoir de bonnes notions de mécanique, être bricoleur et inventif !





Emeric Montfort - 24 ans
Matelot Cuisinier à bord du Mariette Le Roch II


On est d’abord marin, mais souder les gens autour de l’assiette, c’est un plaisir !

  J’ai fait un BEP pêche dans un lycée maritime, car on est marin de père en fils dans la famille.

Matelot avant tout, je suis devenu cuisinier parce que j'aime partager avec les autres, un moment convivial : souder les gens autour de l’assiette, c’est un plaisir ! L’espace de travail à bord d’un bateau est différent, et il faut tenir compte du tangage. Il est important de diversifier les menus : les repas sont de bons moments à partager après l’effort qui renforcent l’esprit d’équipe. Bien qu’on parte en mer pour un mois, nous rentrons au port en Ecosse tous les 9 jours, ce qui nous permet de nous approvisionner en produits frais. Le métier est parfois dur, car on a une vie décalée, nous partons en mer pendant 1 mois mais quand on rentre à terre, on a 9 jours de repos.

Je pense continuer à me former en passant le brevet de lieutenant de pêche, pour devenir patron de pêche puis capitaine. Un rêve de gosse !





Didier Quéffélec - 46 ans
Capitaine à bord du Mariette Le Roch II


Le capitaine est maître et responsable à bord !
  J'ai débuté jeune comme simple mousse parce que je m'ennuyais sur les bancs de l'école et que je voulais gagner ma vie. Puis j'ai été matelot pendant 3 ans avant de passer un examen à Douarnenez pour devenir lieutenant. Aujourd'hui, je suis capitaine et c'est une responsabilité à tous les niveaux : il faut gérer ce qui touche à la vie quotidienne des marins (la technique, la sécurité, l'avitaillement) et bien sûr piloter le navire. Mais c'est aussi un travail de gestionnaire ! Il faut veiller aux différentes législations, rentabiliser les marées, entretenir l'esprit d'équipe, et trouver de bons marins. C'est d'ailleurs moi qui juge si les nouveaux marins embarqués sont aptes à ce métier.Pour moi, il est important d'avoir envie, d'être motivé par le métier qui demande d'avoir du caractère et de faire des sacrifices. Le niveau de formation des marins a beaucoup progressé depuis que j'ai débuté. Aujourd'hui la mer est aussi pour moi un lieu de travail, avec ses obligations et ses satisfactions. Je suis, par exemple, fier que mes marins soient fidèles et que mon équipe soit presque identique depuis près de 10 ans.